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DIY ou l’avenir du cosmétique ?

Le DIY ou do it yourself, était avant apparenté à une notion de loisir. Par-là, on avait en tête une personne créative et intéressée par les arts manuels comme la couture, la menuiserie, … Maintenant l’art de faire par soi-même ces objets et ses propres biens de consommation du quotidien s’impose plus comme un état d’esprit. En effet, on retrouve dans le DIY d’aujourd’hui toute une notion d’upcycling en affichant une démarche écologique prononcée. On trouve désormais derrière le DIY, la customisation de vêtements de seconde main mais aussi la fabrication de meubles à partir d’objet de récupération comme des meubles de jardin fabriqué à partir de palette de chantier.

En plus de la démarche de « faire par soi-même », il y a aussi une notion importante de « comprendre comment le produit est fait » c’est ainsi que les produits de l’industrie chimique comme les cosmétiques, engrais, lessives et les autres produits d’entretiens ont commencé à apparaitre dans le DIY. Les problèmes sanitaires et écologiques ont fait que renforcer une certaine crainte des industries chimiques, cosmétiques et pharmaceutiques. Que ce soit pour des raisons environnementales comme la pollution des eaux, réchauffement climatiques ou sanitaires, une population croissante en recherche de produit simple qu’ils peuvent fabriquer eux-mêmes.

 

Pourquoi le DIY plait-il ?

Comme nous l’avons vu à sa genèse, le DIY répond au départ à un loisir créatif. Dans cette vision, les sculptures en lego ou en pâte à modeler partageait cette même ambition. Le DIY aurait pu entrer dans la catégorie loisir des CV pour décrire une personne créative qui aime mettre en action ses idées. Ainsi, le DIY est un art manuel mais qui contrairement à un musicien qui exécute une partition à la lettre, là il y a une notion de liberté et que c’est la personne qui a l’idée de l’objet ou de la création qu’il veut faire par lui-même. Le do it yourself montre la volonté de faire par soi-même mais aussi d’avoir la volonté de le faire pour soi. C’est de cette manière que très vite une notion idéologique est née dans cet acronyme célèbre.

Un objet fait par soi-même a l’avantage de correspondre parfaitement au cahier des charges du consommateur. Il n’y a pas ce biais entre le commercial, le concepteur et le client. Ainsi, au fur et à mesure le savoir et le savoir-faire se développe permet d’avoir des produits de plus en plus qualitatifs pour soi-même mais aussi d’avoir ce sentiment d’accomplissement qui est recherché dans le DIY.

Comme dit la phrase « c’est toujours mieux fait par soi-même ». Il y a derrière cette expression l’idée qu’un produit fait par soi-même n’a pas les même contraintes économiques qu’une entreprise de grande distribution qui doit orienter ses achats pour correspondre aux plus grands nombres. Une personne qui fabrique ses propres biens de consommation peut adapter son propre cahier des charges sans avoir une notion économique derrière et donc aménager ses frais en fonction de ses besoins prioritaires.

 

Développement du DIY en cosmétique ?

Avec le développement d’internet et des réseaux sociaux, il est maintenant rare d’acheter un produit sans avoir eu différents retours positifs du produit que ce soit à travers videos youtube, commentaire ou article. Toutefois, ce besoin de reconnaissance du produit pour le potentiel client et déjà bien connu par les entreprises faisant naitre de nouveaux business pour augmenter les ventes d’un produit. Aussi, il n’est désormais pas rare que pour promouvoir un produit cosmétique, une entreprise propose des partenariats rémunérés à des influenceurs présent sur le marché du cosmétique. L’idée étant de promouvoir le produit cosmétique sur un public cible par l’intermédiaire d’un influenceur qui a déjà acquis une communauté forte.

Toutefois un influenceur pour se démarquer n’a pas tout de suite la possibilité de faire des partenariats rémunérés de même qu’une personne influente ne peut aujourd’hui se permettre d’orienter tout son contenu autour de différents partenariats rémunérés. En effet, de plus en plus de personne commence à être plus critique sur ce genre de partenariat ne représentant pas toujours un avis honnête du produit mais plus une source de financement pour l’influenceur. Pour gagner la confiance de son audience, de nombreux influenceurs beauté et de presse féminine ont très tôt communiquer sur le DIY en cosmétique. Au départ, cela passait par la confection de masque de soin à base de yaourt, de miel ou tout autre produit simple. Au fil du temps les influenceurs populaires promeuvent une certaine éthique écologique en sélectionnant mieux leur partenariat (pour que ces derniers n’affectent pas l’image de l’influenceurs) mais aussi adaptant un mode de vie plus durable. Pour cette raison, on note une tendance mener par de nombreux influenceurs beauté qui se mettent aux cosmétiques solides, évitent les emballages plastique et favorisent des compositions plus simple et naturelle dans leur cosmétique.

 

Le bio + le DIY = les plantes la nouvelle tendance cosmétique  

De nombreux influenceurs reconnu dans le monde de la beauté montre des routines mettant en avant des produits simples tels que les eaux florales ou hydrolats.  Pour ne citer qu’un, Enjoyphoenyx à première influenceuse beauté française explique se démaquiller avec de l’hydrolat de lavande mais aussi utiliser de l’hydrolat de bleuet comme tonifiant. Il y a ici une n’ont pas une création d’un produit cosmétique car elle utilise les hydrolats de manière brut mais une élaboration de sa routine make-up en parallèle des industries cosmétiques.

Depuis la crise sanitaire du covid 19 avec le confinement et le port du masque, le marché du cosmétique montre une certaine évolution de la société. Il y a une des attentes plus complexes vis-à-vis d’un produit cosmétique qui doit associer bien-être et engagement. De même, avec la contrainte du lock-down de ne pouvoir acheter uniquement « des produits essentiels » il eut une montée fulgurante du DIY. Ainsi, d’après l’étude COSMED, 96% des Français déclare avoir pratiqué une activité DIY en 2020. Ce à quoi de nombreuse enseigne commence à développer leur offre cosmétique DIY avec notamment Monoprix comme le précise Sandrine Williamson, directrice de l’offre beauté monoprix « En cumul courant à fin octobre, nos ventes de cosmétiques DIY ont connu une croissance de 35% par rapport à l’an dernier ».

Ce développement du DIY couplé à une méfiance des industries pétrochimique et une volonté de d’orienter une consommation plus responsable a permis ces dernières années de développer le DIY cosmétiques) travers les produits de phytothérapie comme waam cosmetiks et aroma-zone. D’autres entreprises orientées sur les produits de phytothérapie biologique développent des recettes de soins pour la peau et pour les cheveux ou même conçoivent des packs d’aromathérapie pour permettre de créer soi-même son produit en fonction de l’effet recherché sur son corps. Souvent un soin cosmétique peut s’élaborer par simple mélange d’huile essentielle et d’huile végétale ou encore par l’utilisation d’eaux florales. Si toutefois cette pratique émerge et que vous êtes un peu perdu je vous invite à vous renseigner sur cette pratique ????

 

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