La British Association for Psychopharmacology (BAP) vient de recommander dans son dernier rapport la vape comme traitement de première intention pour arrêter de fumer. Pour cela, elle s’est appuyée sur une méta-analyse réunissant 332 essais cliniques.
Sommaire
La British Association for Psychopharmacology change le regard sur la vape
C’est une première à travers le monde ! Les scientifiques de la British Association for Psychopharmacology ont placé la cigarette électronique au même niveau que d’autres solutions reconnues dans le sevrage tabagique, comme la varénicline, la cytisine et la combinaison de substituts nicotiniques tels que les pastilles à la nicotine et les patchs. Le signal envoyé est fort : la vape peut faire partie des options prioritaires proposées aux adultes fumeurs.
Ce n’est pas la première fois que le Royaume-Uni se positionne en pionnier par rapport à la perception du vapotage puisqu’en 2023, le gouvernement avait fait distribuer un million de cigarettes électroniques à des fumeurs, dans le but de les aider à arrêter le tabac. Il faut dire qu’en terme de santé respiratoire, la vape est bien moins nocive que le tabac puisqu’elle n’émet pas de goudrons ni de monoxyde de carbone.
A lire également : Vape légale et pratique grâce à la puff CBD rechargeable
Une approche de santé publique fondée sur la réduction des risques
Le fond de la stratégie britannique via les recommandations de la BAP repose sur un principe simple de réduction des risques : même si vapoter n’est pas sans effet négatif pour la santé, cela n’a pas du tout le même impact que de fumer des cigarettes. Pour la BAP, « D’après de multiples études, les organismes de santé publique s’accordent à dire que les cigarettes électroniques réglementées sont nettement moins nocives que le tabac et efficaces pour le sevrage tabagique chez les fumeurs dépendants, avec un risque minimal pour l’entourage. ».
Attention, la British Association for Psychopharmacology ne fait pas pour autant l’apologie de la vape ! Elle rappelle bien que son recours doit se limiter aux personnes qui fument : « Ceux qui n’ont jamais fumé ne doivent pas commencer à vapoter ». De la même façon, la BAP rappelle aussi qu’une personne qui fume et vapote en même temps doit être encouragée à arrêter complètement la cigarette classique. Fumer, même ne serait-ce qu’une cigarette de temps en temps, est très dangereux pour la santé !
A lire également : Bianacid posologie : Découvrez le nombre de prises par jour recommandé.
Le message de la British Association for Psychopharmacology fera-t-il son chemin en France ? Rien n’est moins sûr. La vape, même si elle est soutenue par des médecins français, n’est pas perçue d’un bon œil en France par le gouvernement. À l’heure actuelle, seuls les substituts nicotiniques traditionnels comme les patchs de nicotine et les gommes nicotinées sont pris en charge par la Sécurité Sociale française.